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Le port de Dieppe


Les jetées et le chenal

         La jetée Ouest est plus longue que la jetée Est qui lui fait face. Elle a en effet été prolongée pour mieux protéger l’avant port lors de l’installation de la gare maritime (liaison ferry et hovercraft avec Newhaven en Grande Bretagne) à cet endroit (la gare maritime se trouvait auparavant à l’emplacement de l’actuel port de plaisance). Les jetées servent à protéger les ports des tempêtes. Les constructions en dur qui rallongent la jetée ouest sont dotées d’ouvertures qui permettent d’amortir le choc des vagues. Si les murs étaient pleins, les vagues viendraient y rebondir sans perdre leur énergie, et repartiraient dans l’autre sens avec la même intensité. 

Les feux que l’on peut voir au bout de chaque jetée indiquent l’entrée du port. Lorsque les bateaux arrivent, ils peuvent ainsi voir à leur gauche un feu rouge (bâbord), et à droite un feu vert (tribord).     Plus d'info sur les feux ici

            Sur le quai situé à côté de la gare maritime, on peut voir les dépôts de graves de mer prises au large à quelques kilomètres de la côte par la drague (aspect similaire au sable). Ces granulats marins seront par la suite emmenés par des camions sur la site d’Arques-la-Bataille, où ils seront nettoyés et dessalés, puis utilisés pour l’industrie (béton, routes,…). 

Lien vers les études portant sur les granulats marins effectuées par le CRITT,  un des pôles d'activités de l'ESTRAN

 

La jetée Ouest

 

 

   

Le sémaphore

Sur la falaise se trouve un bâtiment militaire, le sémaphore. Il est chargé de la surveillance des bateaux au large de Dieppe. Il contrôle les chargements et s’assure du respect des normes et des règles.                                                                      Un peu plus loin sur la falaise, on peut voir la vigie du port, qui elle assure la régulation  de la circulation dans le port de Dieppe. Elle bénéficie pour cela d’un emplacement privilégié qui lui donne une vue sur tous les bassins du port.

La vigie

Le chenal permet l’accès aux différents bassins. Il s’agit d’un lieu de passage, aucun bateau n’est autorisé à s’arrêter dans le chenal.

Le port de plaisance

Le port de plaisance actuel de Dieppe est situé à l’emplacement de l’ancienne gare maritime qui assurait la liaison avec Newhaven. Depuis le déménagement de celle-ci, d’énormes pylônes en béton sortaient de l’eau. Pour éviter les coûts d’une destruction, ils ont servi lors de l’installation du port de plaisance à la construction d’un espace de promenade, « la Dunette Paul Vatine », qui accueille un bar durant la saison estivale.

Le remorqueur « Gabriel de Clieu » est situé  à la sortie du port de plaisance (ponton « Vauquelin »), le plus près possible du chenal, afin d’être toujours prêt à sortir pour venir en aide à un bateau en difficulté. Les deux autres remorqueurs du port de Dieppe restent dans le port de commerce et sont là pour aider les cargos qui vont et sortent du port de commerce. 

Le ponton Vauquelin est particulier, puisqu’un certain nombre des bateaux qui y sont amarrés ne sont pas des bateaux de plaisance. En plus du remorqueur toujours en alerte, ce ponton accueille le bateau « pilote ». Ce bateau est commandé par un commandant de bord, qui s’en sert pour rejoindre les cargos ne connaissant pas le port de Dieppe ; Il s’amarre à ces bateaux, en prend les commandes pour les faire enter, puis repart avec le « pilote ».  Le remorqueur de la SNSM est aussi présent sur le ponton « Vauquelin ». Il s’agit d’un bateau pouvant affronter les très mauvais temps pour venir en aide aux marins en difficulté. Il présente l’avantage d’être presque insubmersible ; si le vent le fait chavirer, il se remet systématiquement droit.

 

Le port de pêche

L’accès au bassin du port de pêche se fait par le pont Ango (pont levant). Ce bassin est fermé par une écluse pour éviter aux bateaux de se trouver à sec lorsque la marée descend. Cette écluse est donc fermée quand la marée descend et conserve ainsi l’eau dans le port de pêche.

 

Le port de pêche comporte un certain nombre de parties. Des pièces réfrigérées accueillent aussitôt les caisses débarquées des bateaux de pêche, qui sont ensuite vendues aux enchères à la « criée » aux différents mareyeurs qui revendent par la suite aux poissonniers. 

La machine à glace, comme son nom l’indique, fabrique de la glace, dont les bateaux se font charger avant de partir en mer en s’amarrant juste en dessous. En effet, les bateaux sont équipés de réfrigérateurs, mais pas assez puissants pour fabriquer de la glace. Ils doivent donc en embarquer directement à bord.

    La machine à glace

 

Un tableau indique le retour à venir des bateaux, leur heure d’arrivée, ainsi que les espèces et quantités ramenées.

Un bâtiment récemment installé permet désormais aux gros camions d’être chargés pour transporter le poisson. Avant cela, seuls les petits camions pouvaient être chargés, et transportaient ensuite le poisson à Boulogne où il était chargé à bord de camions plus gros.

Le port de commerce

Le bassin constituant le port de commerce accueille les cargos venus de loin pour livrer des marchandises, notamment des fruits. Des containers entiers sont débarqués par les dockers.

Le chantier naval

C’est ici que sont construits les bateaux, sur des rails menant dans l’eau, pour pouvoir être directement mis à l’eau une fois leur construction terminée.

 

       La forme de radoub

Cet endroit tenait lieu de bassin pour réparer les gros bateaux. Placés à l’intérieur, on refermait ensuite une écluse, puis on évacuait toute l’eau, au maximum par une trappe, puis par des pompes. Le bateau à sec, les travaux pouvaient être entrepris. Une grue servait à soulever les plus lourds matériaux. La forme de radoub ne sert plus aujourd’hui, mais la grue toujours en place attend un éventuel classement ou une inscription au titre des Monuments Historiques.

Le pont Colbert

Le pont Colbert, derrière le remorqueur Gabriel de Clieu

Âgé de plus de cent ans (sa construction date de 1889), ce pont tournant a été construit les même méthodes que la tour Eiffel, sa structure métallique rappelle d’ailleurs la célèbre tour Eiffel. Par contre, malgré la légende, ce n'est pas l'entreprise Eiffel qui l'a construit mais une concurrente : la Société de Ponts et Travaux en Fer, sous la direction de l'ingénieur Paul ALEXANDRE. Son grand âge fait que d’ici 2007, il devra faire l’objet d’une restauration importante, voire d’une reconstruction. Il s'agit de l'un des seuls exemples d'un tel type de pont à être encore en place et conservé en l'état.

 


Le saviez-vous ?

Les origines du nom "Dieppe" ici

Historique de l'évolution du port de Dieppe ici.

Le côte d'Albâtre, histoire d'un canot dieppois...