Comprendre l'adaptation des engins de pêche à la capture de la
Ressource ainsi que l'évolution de la technologie de la navigation à
travers trois classifications : la pêche côtière artisanale (pêche à
pied, doris, trémailleurs, crevettier, coquillard), la pêche hauturière
(du chalutier
classique au chalutier pêche arrière), la pêche industrielle (le navire
surgélateur).
La Filière Pêche : les techniques de pêche

Dieppe est un port d’intérêt national avec une
flotte de 80 navires de pêche :
40 unités de pêche côtière pratiquent des sorties en mer de 24 heures maximum . Il s’agit de petites unités ( canots, doris…) inférieures à 12m travaillant principalement la palangre ou le trémail .
39 chalutiers se partagent la pêche artisanale hauturière dont 24 ont une licence permettant d’armer pour la coquille St Jacques d’octobre à mai.
Enfin Dieppe possède un navire surgélateur de pêche industrielle sur lequel sont embarqués de 20 à 27 hommes travaillant en 3 bordées.
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Le saviez-vous ? |
5 principales
techniques de pêche :
La ligne ou palangre ou encore pêche aux cordes.
Chaque ligne mère
est composée de milliers d’hameçons, à l’extrémité des
lignes secondaires . La ligne mère,
de 1 à 2,5 km de longueur dans la Manche
(mais
jusqu'à 100 km dans l'océan pacifique par exemple), permet la capture
de
congres, de raies, roussettes, de hâ (requin peau bleu plus connu sous
l’appellation de veau de mer ). Cette technique de pêche favorise la
capture
de poissons de grosses tailles, de belle qualité,
non abîmés par l’engin de pêche, donc vendus auprès des
poissonniers ou des restaurateurs avec une forte valeur ajoutée.
Les filets droits :
Il existe 2 types de filets droits :
- la senne ou filet maillant mono- maille.
Les poissons
sont pris par la maille ( « broqués » ) au niveau des
ouïes.
Ce type de filet est utilisé pour attraper les poissons qui se
déplacent généralement
en banc : maquereaux , harengs ou sardines
ou sprat sen Atlantique et Méditerranée.
- le trémail composé de 3 nappes de filets de maillages
différents . Le
poisson est emmêlé dans les mailles entre 2 nappes de filet.
Le filet droit peut être fixé au fond ( benthique ), dérivant ou positionné juste en dessous de la surface, maintenu par des flotteurs, des bouées et des ancres.
Les casiers :
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Différents types de casiers sont employés en fonction des espèces pêchées ou de la nature des fonds ( casier breton pour fonds rocheux, casier normand pour fonds plats, casiers à seiche, casier à crevettes ou à bouquets ). Le principe est toujours le même, un appât (souvent des restes de poissons) est placé au fond du casier ; le crustacé nécrophage ( tourteau, homard ) ou le céphalopode descend dans le casier et reste prisonnier.
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La drague :
Elle est utilisée
pour la pêche à la coquille St Jacques.
Sorte de râteau complété
par une poche, elles sont montées sur des
bâtons
et tirées à l’arrière du coquillard sur des fonds de graviers et de
sable.
Cette pêche est réglementée différemment suivant les régions, de quelques heures par jour en Bretagne à 300 kg par homme et par marée en Haute-Normandie d’octobre à mai.
Le chalut :
Le chalut est une énorme poche maillée filée à l’arrière d’un chalutier.
La gueule du chalut est maintenue grande
ouverte grâce à
2 lourds panneaux de chaque côté des bras de la poche, de
nombreux flotteurs et des diabolos.
Les mailles sont de plus en plus petites pour optimiser les captures dont la taille est réglementée par des accords européens ou internationaux.
Il existe 2 principaux types de chalut :
- le chalut de fond permet la capture des poissons benthiques ( poissons plats, grondins …)
- le chalut pélagique permet la capture des poissons se déplaçant entre la surface et le fond ( cabillaud, lieu, merlan, haddock…)
3788 tonnes sont débarquées à Dieppe plaçant le port à la 18ème place française pour l'année 2000.
La valeur débarquée est de 10 millions d'euros pour l'année 2000 (23ème place) avec un prix moyen de 2,62 €/kg (23ème place)
Les principales espèces débarquées sont : la coquille St Jacques, le maquereau, le cabillaud, la roussette, le merlan, la sole, le carrelet et la seiche.
A chaque emploi en mer correspondent 2 emplois à terre.
La zone des pêches côtières jusqu’à 300m de profondeur apporte 90% des captures au niveau européen.
La production halieutique mondiale est en constante augmentation, passant de 83 millions de tonnes en 1990 à 100 millions de tonnes aujourd’hui.
Dans le même temps, le nombre d’unités de pêche et la ressource diminuent, ce qui signifie que l’effort de pêche est plus important et que certaines espèces sont aujourd’hui menacées.
Cette surexploitation de la ressource impose de strictes réglementations ( T.A.C : Taux Admissibles de Capture), quotas par pays, zones et espèces.
Il est scientifiquement admis qu’une espèce est menacée lorsque le nombre de naissances de poissons par zone est inférieur à la mortalité naturelle plus la mortalité par pêche d’une même classe d’âge.
3 types d’ études déterminent l’état des stocks :
- la quantité, la diversité et la taille des espèces débarquées.
- Le suivi scientifique à bord des navires de recherches océanographiques comme le Thalia ou la Thalassa . Les bancs de poissons sont répertoriés et cartographiés à l’aide de sonar et sondeurs. Des prélèvements expérimentaux permettent une identification par classe d’âge et de quantification mâle / femelle.
- La reproduction d’espèces en laboratoire permet de mieux connaître le nombre de naissances optimales par espèce en milieu protégé, le cycle d’élevage et le nombre d’individus matures.
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